Ecologie et développement durable  / Toitures végétalisées

Toitures végétalisées

- La végétalisation est une technique à part entière qui nécessite l’intervention de professionnels ayant une connaissance approfondie de l’environnement existant : climat, altitude, exposition, inclinaison, étanchéité... mais également des spécialistes pour travailler avec des plantes les plus performantes et les plus adaptées, compte tenu de la situation particulière de la toiture à créer, selon les normes environnementales que nous suscite cette science de bon sens et responsable, qu’on nomme écologie.

Le choix des substrats, végétaux et autres matériaux sera déterminant pour donner un résultat performant. Cela suppose une bonne connaissance des terreaux et une maîtrise totale du drainage à mettre en œuvre.


Exemple de végétalisation : rénovation du Collège Louis Grüner à Roche la Mollière (42)

Rénovation du Collège Louis Grüner à Roche la Mollière - Architecte Franck Le Bail NOVAE Rénovation du Collège Louis Grüner à Roche la Mollière Rénovation du Collège Louis Grüner à Roche la Mollière
Architecte Franck Le Bail Novae (Lyon, Saint Etienne, Besançon)
(à gauche sur la photo Franck Le Bail, Bertrand de La Motte Vie O Vert, à droite)
Végétalisation de la toiture réalisée par Vie O Vert.


Un autre exemple de végétalisation


La péninsule de Tinganes à Tórshavn, le siège du gouvernement) aux toits partiellement végétalisés, située dans les îles Féroé (en féroïen : Føroyar, en danois : Færøerne, "îles des moutons").










- Plusieurs techniques sont utilisées pour mener à bien cette mission de végétalisation :
   :: 1ère/ La méthode des alvéoles pré-plantées
   :: 2ème/ Plantation de végétaux en mini mottes
   :: 3ème/ Le tapis végétal (gazon, sedums…)

- Les avantages de la végétalisation :
Économie d’énergie, isolation phonique et thermique s’inscrivent parfaitement dans une démarche de qualité selon laquelle il est possible de consommer moins en construisant mieux.


Autre exemple de l'église de Porkeri (1847) au toit végétalisé, située dans les îles Féroé (en féroïen : Føroyar, en danois : Færøerne, « îles des moutons »). Ce groupe d'îles, appartenant au Danemark, est situé dans le nord de l'océan Atlantique entre l'Écosse et l'Islande. Depuis 1948, elles ont un gouvernement autonome dans toutes les affaires à l'exception de la Défense (un ministre des Affaires étrangères a été nommé en 2008).



(1) La toiture végétale ou végétalisée ce n’est pas nouveau, les populations qui nous ont précédées selon leur environnement avaient eu à cœur de sélectionner les matériaux qui convenaient à leur type d’habitation (l’Islande & la plupart des pays nordiques).

À leur époque on ne parlait certainement pas de développement durable, la terre était alors généreuse comme de nos jours mais elle ne subissait pas encore les outrages et ne supportait pas les dommages engendrés en abondance par les hommes d’aujourd’hui.

Selon les spécialistes, les architectes notamment, nous évoquons tout naturellement ces urbanistes qui ont le souci de penser, dessiner, mettre en œuvre un nouveau concept en matière d’habitat en raison de différents paramètres que l’on ne peut décemment négliger.

A savoir :

La concentration urbaine

L’élévation des seuils de pollution

Le coût des matières premières, pétrole compris

L’isolation phonique et thermique qui est indissociable des normes actuelles de construction

Le type même des matériaux utilisé, béton, acier, verre et bois

Obligent à réfléchir sur un mode idéal de construction qui réponde à la fois à des impératifs économiques, esthétiques et performants, qui passent obligatoirement par la toiture végétalisée.

Celle-ci permet de répondre aux exigences précédemment citées par le phénomène de rétention d’eau, tout en offrant à l’ensemble architectural une intégration complète à l’environnement.

De plus, la toiture végétalisée (toit vert) de même que le mur végétal (mur vert) peuvent s’inscrire dans un programme de construction au normes HQE.(2)

(2) La Haute qualité environnementale ou HQE est un label officiel français, délivré par l'Association HQE reconnue d'utilité publique, à des bâtiments dont la conception, la construction ou la rénovation correspondent à des normes de la qualité environnementale. Ce label continue et remplace le label Haute performance énergétique (HPE) depuis le début des années 1990. Il a fait l'objet d'un dépôt de marque par l'Association HQE.
La "Haute Qualité Environnementale" est un ensemble de normes et de prescriptions qui s'est progressivement établi, dans la continuité du label HPE, entre divers acteurs du bâtiment, de l'environnement, des services publics de l'énergie comme l'EDF, des maîtres d'ouvrages et des organismes publics de certification (PUCA, Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, Centre scientifique et technique du bâtiment, la FFB, et l'Association HQE). C'est une démarche qualitative qui intègre toutes les activités liées à la conception, la construction, le fonctionnement et l'entretien d'un bâtiment (logement, bâtiment public, tertiaire ou industriel). Encore récente et perfectible, elle converge vers l'intégration dans le bâti des principes du développement durable tels que définis au Sommet de la terre en juin 1992, et qui pourrait aussi intégrer des paramètres comme la biodiversité).

La Haute Qualité Environnementale est choisie en fonction du « coût global » comprenant le bilan énergétique, les cycles d'entretien et de renouvellement.

Deux principes sous-tendent l'approche HQE :
La construction, l'entretien et l'usage de tout bâtiment induisent un impact sur l'environnement, et donc un coût global, que la HQE tentera de réduire ou compenser, au-delà de ce que demande la loi (pour au moins 7 cibles sur 14) et en visant la performance maximale (pour au moins 3 cibles dites "prioritaires"). L'économie d'un projet de construction HQE est donc appréhendée sous l'angle du coût global ; elle tient compte à la fois de l'investissement et du fonctionnement.

Le principe des cibles : il est lié à la démarche qualité ; la cible est atteinte si dans le domaine concerné, le niveau relatif de performance est égal à celui du meilleur projet connu au même moment. Après de longs débats, l'association HQE a admis que toutes les cibles pouvaient ne pas être traitées en visant le maximum de performance, ce qui aurait, pour des raisons de coût initial, mis la HQE hors de portée des petits budgets.

La démarche peut et doit être adaptée à chaque projet – dès la conception, en étudiant si possible soigneusement le choix du lieu. Il est nécessaire de travailler avec un écologue et pourquoi pas avec un sociopsychologue - car la HQE s’intéresse aux besoins et fonctions du Vivant, s’appuie sur la biodiversité, et doit intégrer les atouts et contraintes liés au contexte (dont le contexte humain, social..) ; autant d’éléments qui varient toujours selon le lieu, l’époque et les caractéristiques du projet.

Certains effets de seuils et d'échelle sont plus facilement atteints à l'échelle de quartiers qui peuvent être urbanisés en suivant ces principes, avec des modalités variant selon l'échelle d'action considérée (voir la notion d'écoquartier, écovillage, on évoque aussi une écoville en Chine...).




Règles professionnelles pour l’aménagement des toitures-terrasses végétalisées
Les règles professionnelles mises au point par la CSFE (Chambre Syndicale Française de l’Etanchéité) et l’UNEP sont disponibles [2ème Edition novembre 2007].